Une sélection parfaitement subjective de quelques livres intéressants. En vente partout, sinon changez de libraire :-) ; si vous habitez trop loin de la rue de Mézières, il y a Internet.
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Jean-Marie Ploux : Dieu n'est pas ce que vous croyez (Bayard, 2008) Ecrit par un prêtre de la Mission de France, dans un langage extrêmement accessible, c'est une petite étude sur la différence entre la représentation traditionnelle de Dieu (mélange de Jupiter, Janus Père-Noël/Père-Fouettard, Merlin l'Enchanteur et Big Brother réunis) et Dieu tel que L'annoncent les chrétiens. Un exposé clair et simple des fondements du christianisme. LE livre idéal si vous n'êtes pas croyant mais assez intéressé par la chose religieuse pour traîner sur Deo Gratias (haha, grillé !), ou bien croyant, mais peu formé (catéchisé, pas pratiquant, pas confirmé, etc.). Et même si vous êtes hyper pointu sur la question, ça ne peut pas vous faire de mal. |
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Benoît XVI : Dieu est Amour (plusieurs éditions, 2006) Le pape est un immense pédagogue : autant en profiter. Dieu est Amour, en deux parties : 1) comment Dieu se révèle dans la Bible comme étant l'Amour, 2) comment l'Eglise manifeste cet Amour dans le monde. C'est limpide, ça se lit sans faim et on en redemande. D'ailleurs, ça tombe bien, après il y a Sauvés dans l'espérance (mais je ne l'ai pas encore lue, shame on me, donc je n'en dirai rien pour le moment). Du même, procurez-vous également les discours et homélies prononcés lors de son passage en France en septembre 2008. |
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François Varillon : Joie de croire, joie de vivre (rééd. Bayard, 2000) Là, on attaque les choses sérieuses. Grand classique qui s'adresse plutôt à des chrétiens déjà un peu "solides". Il s'agit de transcriptions de conférences et mise au propre de différents manuscrits du père François Varillon, jésuite décédé en 1978 ; exposé des fondamentaux de la foi catholique, dans un texte dense qui réclame plusieurs lectures et une patiente digestion. |
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Roberto Beretta, Elisabetta Broli : L'amour n'est pas un péché (Bayard, 2005) Acheté pour le sous-titre : "tout ce que vous vouliez savoir sur le sexe et que l'Eglise n'a (presque) jamais osé vous dire" ! Découpé en petits chapitres, facile à lire ; quelques réserves de détail sur le fond, mais plusieurs idées reçues sont bien remises à leur place. Bien pour une première approche, après il faudra attaquer l'anthropologie de Jean-Paul II :-)... |
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Christiane Singer : Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies (Albin Michel, 2000 ; rééd. Le Livre de Poche, 2007) "Si le mariage n'était que l'union d'un homme et d'une femme, il ne pèserait pas lourd. Car il existe aussi un sinistre enfermement du couple, des variations multiples d'égoïsme ou d'autisme à deux. Ce qui rend le mariage si fort et si indestructible, c'est qu'il réunit un homme et une femme autour d'un projet. D'un projet fou. (...)" |
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Alexandra Viatteau : La société infantile (Hora Decima, 2007) La thèse de l'auteur est que, dans la société (occidentale) contemporaine, tout concourt à infantiliser les personnes : le système économique a besoin de consommateurs qui ne réfléchissent pas trop, le système politique a besoin de citoyens qui ne réfléchissent pas trop, etc. L'essai en accumule donc les exemples. Le monde médiatique apparaît comme le grand instrument de cette nouvelle dictature de la régression infantile. Un peu lourd à suivre, des redondances (l'auteur est d'origine polonaise, son raisonnement paraît un peu confus à l'esprit trop cartésien), mais stimulant. |
![]() | Michel Lacroix : Le principe de Noé ou l'éthique de la sauvegarde (Flammarion, 1998) J'ai travaillé il y a quelques années sur la prise en compte des catastrophes naturelles dans la protection du Patrimoine (culturel). Ce qui m'a conduite à quelques lectures sur la notion de risque et sa place dans la société contemporaine. Cet essai du philosophe Michel Lacroix m'avait particulièrement intéressée. Sa thèse est qu'après avoir, pendant un siècle et demi (XIXe-milieu XXe), fonctionné sur le "principe de Prométhée" (certitude que le progrès scientifique assurera le bonheur de l'Humanité), notre société est entrée suite aux chocs du XXe siècle (Hiroschima, Auschwitz, Tchernobyl...) dans une ère du "principe de Noé". La conscience que la science et la technologie peuvent se retourner contre l'homme conduit la société à repenser différemment son rapport au risque et l'entraîne dans un réflexe de sauvegarde universelle : de la congélation des espèces menacées à la sauvegarde du Patrimoine ("de la cathédrale à la petite cuillère", disait Malraux), de la lutte pour les "acquis sociaux" au principe de précaution : le souci de conservation est partout. La faiblesse du raisonnement de Lacroix tient (à mon avis) à ce qu'il n'est pas très critique vis-à-vis de ce principe de Noé. En soi, vouloir conserver l'existant est absurde ; il ne s'interroge pas beaucoup sur la finalité de tout cela. Sauvegarder, d'accord, mais sauvegarder, pourquoi ? L'auteur ne répond pas à cette question. Cette réserve faite, l'essai est néanmoins intéressant. |
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Isabelle de Gaulmyn : Benoît XVI, le pape incompris (Bayard, 2008) Une étude sur les premières années du pontificat de Benoît XVI. Isabelle de Gaulmyn est la correspondante à Rome du journal La Croix. |
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Bernard Lecomte : Jean-Paul II (Gallimard, 2006) Une passionante biographie d'un grand personnage. Utile pour mieux comprendre l'histoire récente de l'Église. |
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Benoît XVI : Sauvés dans l'Espérance (plusieurs éditions, 2007) La deuxième encyclique de Benoît XVI.
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Cardinal Joseph Ratzinger : Voici quel est notre Dieu (Plon/Mame) Il n'était pas encore pape, mais il était déjà pédagogue :-) Sous la forme assez libre d'une conversation, une présentation d'ensemble de la foi catholique. |
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Jean-Marc Bot : L'homme descend de Dieu (Ed. de l'Emmanuel, 2005) Le titre a retenu mon attention, et c'est un sujet qui m'intéresse. Sans doute un texte à venir sur Deo Gratias. |
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